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AGRICULTURE ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES  « L’Etat mise sur l’information météorologique pour s’adapter à la tendance mondiale », (Mame Sali Fall Seck).

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Face aux changements climatiques et la sécurité alimentaire du pays, les Alumni (anciens élèves) de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université Cheikh Anta Diop, ont organisé un panel d’échanges entre experts, samedi dernier à l’Ucad. Dans ce contexte de changement climatique et face aux défis de l’insécurité alimentaire et la malnutrition, des universitaires sénégalais se sont penchés, samedi dernier, sur la problématique de l’agriculture.  Ils ont fait un état des lieux, notamment sur les indicateurs comme la pluviométrie et les températures. La rencontre a été initiée par les Alumni de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Occasion, pour  Dr Ousmane Ndiaye, de l’Anacim, de décrire à grands traits le profil  climatique du Sénégal ces dernières années. D’importantes variations thermiques et pluviométriques ont été noté après une radioscopie. Ce qui  aura des répercussions sur notre agriculture qui dépend de la pluie. Si l’on se fie à lui, Il y a non seulement une baisse des précipitations et une forte variabilité, mais aussi une incertitude. Il poursuit que s’agissant des températures, rien n’indique une baisse. «Les températures vont augmenter de plus d’un degré dans toutes les régions géographiques du Sénégal », a-t-il informé. Ceci sera conjugué à une baisse de la pluviométrie jusqu’à -20% dans le Centre-ouest du pays d’ici à 2035.
Selon, Mame Sali Fall Seck  , Chargée du suivi des campagnes agricoles et des missions de sécurité alimentaire à la Direction de l’Agriculture, des modèles de résilience ont été mise en œuvre par le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural pour faire face à ces réalités qui affectent le rendement agricole. «Pour s’adapter à cette tendance mondiale,  l’État mise sur l’information météorologique en partenariat avec l’Anacim », a-t-elle informé. Mme Seck a également rappelé que de 2014 à 2019, ce modèle a permis de faire face au choc des changements climatiques, avec en particulier la reconstitution du capital semencier pour une enveloppe annuelle de 50 milliards, afin de sécuriser le monde paysan. Selon elle, des  mesures résilientes comme la redéfinition de la carte variétale sont à envisager.  Il s’agira de trouver des variétés agricoles plus adaptées à ces mutations climatiques.
Selon le Pr Cheikh Mbow, le système familial qui est le plus répandu à traverser le pays est vulnérable et peu rentable.  Il s’est également interrogé sur la conservation des produits après l’hivernage avec le modèle du grenier qui est souvent en proie aux intempéries mais aussi aux attaques des insectes.