Econews/ USA : » Malgré la reprise timide de l’économie, les choses ne s’arrangent pas vraiment au niveau des emplois dans le pétrole et le gaz »

Au niveau mondial, le marché américain du travail est l’un des plus touchés par le ralentissement économique lié à la pandémie du coronavirus. Selon des chiffres officiels, le secteur pétrogazier a, à lui seul, enregistré plus de 100 000 suppressions de postes depuis le début du mois de février.

D’après le Bureau américain des statistiques du travail (USBLS), l’apparition du coronavirus et ses conséquences sur l’économie ont entraîné la perte de plus de 100 000 emplois dans le secteur du pétrole et du gaz, au niveau local. La plupart de ces emplois sont liés au secteur des services.

Les données montrent que quatre segments ont été durement frappés. Celui des services (plus de 45 000 postes), les pipelines et la construction connexe (pour plus de 16 000 postes), le forage (pour près de 15 000 postes), la production pour environ 10 000 postes. Le reste concerne les autres segments de l’amont jusqu’à l’aval.

« Les suppressions d’emplois peuvent être principalement attribuées à la chute des prix du pétrole, provoquée par une forte contraction de la demande intérieure de pétrole, qui a entraîné un déséquilibre sans précédent avec l’offre. En réponse à l’affaiblissement de la demande, les opérateurs et les fournisseurs de services ont supprimé des emplois de façon frénétique », a déclaré Matthew Fitzsimmons, vice-président du cabinet d’analyses Rystad Energy.

Malgré la reprise timide de l’économie, les choses ne s’arrangent pas vraiment au niveau des emplois dans le pétrole et le gaz. La demande de main-d’œuvre dans le secteur de la construction lourde aux États-Unis a augmenté de 3,4 % en mai, mais l’industrie du pétrole et du gaz n’a pas contribué à cette augmentation. Rystad pense que le secteur pétrolier adoptera une approche plus prudente à l’égard des nouvelles activités de construction, en attendant que les risques liés à la pandémie se résorbent.