L’économie numérique est de plus en plus usuelle sur le continent noir. Il est important de comprendre cet instrument et en tirer le meilleur bénéfice.
Aujourd’hui, l’on entend beaucoup parler d’économie numérique. Nouvelle économie, nouvelles technologies, économie électronique, économie digitale, sont des dénominations utilisées pour décrire l’économie numérique.
De quoi s’agit-il au juste ? Quels en sont les enjeux et perspectives pour les pays africains? Explication du concept en quelques mots et ses implications dans le monde de la finance.
Économie numérique en bref
Commençons par une définition simpliste : l’économie numérique représente, aujourd’hui, l’ensemble des secteurs basés sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) en usages et en productions. Nous avons entre autres, des vêtements, les banques, services en ligne, les télécommunications, les médias, les administrations, les assurances, l’internet, les biens culturels…
De cette description, on peut en déduire deux grands acteurs : ceux qui produisent et ceux qui consomment.
Les producteurs : c’est la ressource humaine chargée de rendre disponible les solutions numériques des entreprises productrices. Pour ce faire, elles peuvent créer des applications mobiles, des services interactifs, des sites web, etc.
Les consommateurs : Cette catégorie est pratiquement constituée de toutes les couches de la société. Chacun devient donc acteur de l’économie numérique nationale. Qu’il s’agisse du crowdfunding, des banques ou assurances qui proposent des solutions interactives efficaces et à distance, pour faciliter la collecte ou le placement des fonds, l’emprunt au crédit et le transfert de fonds. Des entreprises, qui disposent pour la plupart, d’un espace web conséquent et d’une application mobile associée : L’intérêt recherché étant le gain en publicité et en productivité.
Plusieurs enjeux de l’économie numérique parmi lesquels :
– Les incidences économiques et sociales de l’information et de la communication ;
– La modernisation des administrations et des entreprises ;
– Une familiarité plus assumée avec les outils et services des TIC ;
– La création de nouvelles solutions efficaces pour les citoyens : l’e-santé, l’e-éducation, etc.
– Des vagues de liberté d’expression et de socialisation qu’offre le web 2.0 ;
Les perspectives dans les pays du Sud
– Réfléchir à de meilleures solutions, pour protéger les œuvres soit par des brevets ou le droit d’auteur ;
– Réfléchir également à des solutions pour garantir la confidentialité des données recueillies sur les usagers ;
– Une meilleure valorisation des ressources locales
– Une meilleure valorisation du secteur des petites et moyennes entreprises (PME) ;
– Éduquer les consommateurs à l’usage des médias (et réseaux) sociaux aujourd’hui (à travers des livres, du cinéma, ateliers, etc.) ;
– Un renforcement global des liens sociaux entre (et dans) les communautés ;
En somme …
On retient que l’économie numérique est un grand secteur dont les acteurs se recrutent à tous les niveaux des couches sociales. Et enfin, que même si ces outils et services offrent des solutions admirables et parfois féeriques, la prudence reste de mise surtout avec l’altruisme de pirates et autres vendeurs d’illusions.
Par Patrick Akam