La Ruée vers l’intelligence, Enquête sur les nouvelles puissances du savoir

Stéphane Marchand (Auteur) fnac+, Etude – broché – Fayard – septembre 2012
Ingénieur, journaliste et écrivain, Stéphane Marchand est rédacteur en chef de la revue ParisTech Review.

RÉSUMÉ: LA RUÉE VERS L’INTELLIGENCE
Les pays qui gagneront dans la course économique sont les pays innovants, ceux qui peuvent attirer, former, stimuler les meilleurs cerveaux de la planète. Ceux qui acceptent d’investir, sans espoir de retour immédiat, dans la recherche fondamentale, celle qui casse les codes, annonce la rupture et invente l’impossible. Les pays occidentaux ont longtemps tenu la corde, avec leurs grandes universités en guise de « world companies » de la connaissance, mais les émergents, Chine en tête, organisent la contre-attaque. Les pays arabes, armés de leurs pétrodollars, se rêvent aussi désormais en grands carrefours du savoir. La taille n’est pas forcément un avantage. Les « petits », notamment la Suisse et Singapour, réalisent des prouesses. L’argent ne suffit pas non plus. L’intelligence de très haut niveau ne se déploie que dans un environnement propice de liberté et de rigueur. Les chercheurs doivent à la fois pouvoir défier l’ordre établi et se soumettre à des processus d’évaluation draconiens. Avec une question lancinante : la vraie démocratie, la démocratie intellectuelle, est-elle une condition sine qua non d’une recherche performante ? Enfin, cette bataille géante, mondiale, ne ressemble à aucune autre car, avant de s’affronter sur le développement et le marketing des produits, les adversaires doivent coopérer étroitement.

LE MOT DE L’ÉDITEUR: LA RUÉE VERS L’INTELLIGENCE
Ce n’est pas une guerre comme les autres. Le territoire à conquérir est invisible, le front est partout, les combattants sont peu nombreux, mais leur valeur est inestimable. Ainsi va la guerre pour les cerveaux. Pour y tenir son rang, un pays doit savoir attirer, former et stimuler les meilleurs esprits du monde. Il doit les encourager à explorer les pistes les plus folles, à casser les codes pour inventer l’impensable d’où jailliront les innovations d’après-demain.
Dans cette bataille haletante, les pays occidentaux ont longtemps tenu la corde grâce à leurs grandes universités. Désormais, le monde émergent, Chine en tête, contre-attaque. Les pays arabes, armés de leurs pétrodollars, se rêvent en carrefours du savoir. Les « petits », comme la Suisse et Singapour, peuvent désormais détrôner les « grands ».
L’argent ne suffit pas. L’intelligence de très haut niveau ne se déploie que dans un environnement fait d’autant de liberté que de rigueur, où la recherche fondamentale doit pouvoir défier l’ordre établi tout en acceptant des processus d’évaluation draconiens. Ce sont les règles d’engagement d’une ruée vers l’intelligence qui ne fait que commencer et dont les vainqueurs domineront le monde avant le milieu de ce siècle.