Le Cameroun a réalisé une croissance de 4,2 % au premier trimestre 2019

L’Institut national de la statistique (INS) vient de publier ses comptes nationaux. Ils montrent que le Cameroun affiche une amélioration de l’activité économique au premier trimestre de 2019, traduite par une croissance de 4,2 % du PIB.

Du côté de l’offre, indique l’INS, cette performance résulte du dynamisme des activités dans les trois secteurs : le secteur tertiaire se place en tête avec une contribution de 1,8 point à la croissance, suivi du secteur secondaire avec de 1,5 point, et du primaire avec 0,4 point.

« Le secteur primaire a contribué de 0,4 point à la croissance du PIB au cours du premier trimestre 2019. Cette bonne tenue du secteur est imputable à l’ensemble de toutes les branches qui le compose. L’agriculture vivrière a contribué de 0,2 point à la croissance du PIB, résultant de l’amélioration de l’offre des produits vivriers », explique l’INS. L’Institut ajoute que, la performance du secteur est également soutenue par la branche sylviculture avec une contribution de 0,1 point à la croissance du PIB et celle de l’élevage, chasse et pêche (0,1 point).

La dynamique de croissance du secteur secondaire est maintenue au cours de la période sous revue, avec une évolution de 5,5 % par rapport au premier trimestre 2018. La performance de ce secteur est la résultante d’une bonne tenue des activités dans la plupart des branches dont chacune a contribué positivement à la croissance du PIB. Avec une croissance de 14,3 %, les industries extractives ont enregistré une performance particulière par rapport à la période correspondante en 2018, avec notamment une production de plus en plus importante du gaz naturel. La branche bâtiments et travaux publics (BTP) poursuit son dynamisme avec une contribution de 0,3 point à la croissance.

De même, les industries agroalimentaires ont évolué de 3,3 % par rapport à la même période en 2018, contribuant ainsi de 0,2 point à la croissance du PIB. Quant aux autres industries manufacturières, leur modeste évolution, avec une contribution de 0,2 point à la croissance du PIB au cours du premier trimestre 2019, masque quelques disparités entre les sous-branches.

En effet, relève l’INS, le dynamisme des activités d’industrie du bois (8,6 %), et la reprise des activités de la Société nationale de raffinage (Sonara) au premier trimestre 2019 ont contribué positivement à la bonne tenue de la branche, tandis que la sous-branche des industries du textile et d’habillement, avec une croissance négative de 14,2 %, en a constitué plutôt un frein.

Pour ce qui est du secteur tertiaire, l’INS note une croissance modérée avec +3,3 % au premier trimestre 2019 contre +5,8 % à la même période de l’année précédente. « Bien que son niveau de croissance soit au-dessous de la moyenne des trois secteurs, le secteur tertiaire, avec une contribution de 1,8 point à la croissance, demeure, le moteur de la croissance de l’économie au cours du trimestre. Cette bonne posture est la résultante d’une consolidation de la croissance dans toutes les branches d’activités du secteur à l’exception de l’administration publique, santé et éducation », précise l’INS.

Les activités d’hébergement et de restauration (+3,1 %), ainsi que celles de l’information et télécommunication (+1,2 %) ont connu, quant à elles, un ralentissement dans leur rythme de progression ce trimestre, en enregistrant des contributions à la croissance quasiment nulles. La bonne tenue du secteur a été néanmoins ralentie par une baisse du volume des services non marchands fournis par l’administration publique, santé et éducation avec une évolution en baisse de 5,2 % comparée au trimestre correspondant de 2018, et une contribution négative de 0,7 point au PIB.