LE MARCHE NATIONAL INONDE DE CHOUX: LES PRODUCTEURS DES NIAYES BRADENT LEURS RECOLTES ET ACCUSENT L’ARM ET LA DIRECTION DE L’HORTICULTURE

Econews- Actuellement la production de choux qui inonde le marché a causé surtout de l’invasion de la production Marocaine, et c’est pourquoi les producteurs sont obligés de brader leurs récoltes. C’est ainsi que le kg de choux est cédé à 60 voire 40 FCFA, ce qui n’est pas du goût des maraichers qui accusent l’agence de régulation des marchés (ARM) de n’avoir pas pris les bonnes décisions pour protéger la production nationale. Les producteurs maraichers de la zone des niayes sont actuellement dans l’expectative. Et pour cause après avoir investi pour avoir une bonne production de choux, ils sont maintenant obligés de brader leur récoltes pour le simple raison que le marché local est inondé de choux. Apres une visite des exploitations maraichères de Diogonie oû la production de choux risquent d’être réduite à néant dans les champs fautes de canaux de commercialisation, les producteurs ont exprimé leur inquiétude, non sans accuser l’Agence de régulation des marchés (ARM) et la direction de l’horticulture de n’avoir pas pris de bonnes décisions pour protéger la production nationale. Selon Issa Omar Basse, président de l’association pour la promotion des produits agricoles du Sénégal (APASEN), les mêmes problèmes de commercialisation des produits horticoles reviennent chaque année. Le sac de choux de 70 kg est cédé à 5000 FR le kg et ce prix est même tombé à 40FCFA. Cela, à ses yeux, est du a une surproduction artificielle parce que tout simplement elle est entretenue par des importations qui généralement par des importations qui viennent généralement du Maroc de la hollande, de la France. C’est ainsi qu’il y a une invasion de produits marocains vers le Sénégal et qui ne semble pas être contrôlée par l’agence de régulation des marché »s (ARM) et la direction de
l’horticulture. D’après lui, les producteurs les producteurs ont investi des sommes colossales pour avoir une
production de qualité mais malheureusement ils ne peuvent pas vendre, parce que tout simplement
le marché est inondé de produit importés. Chaque jour, dit –il, ce sont des dizaines et dizaines de
camions en provenance du Maroc qui viennent déverser des produits sur le marché sénégalais, ce qui
rend la vie misérable aux producteurs locaux. Pour lui il y a une absence de synergie entre les acteurs qui doivent prendre les décisions, en  l’occurrence l’agence de régulation des marchés 5ARM), la direction de l’horticulture et la direction de l’analyse, de la prévision des statistiques agricoles (DAPSA), qui concernent les importations. Il
affirme que ces trois acteurs ne descendent jamais sur le terrain pour mieux apprécier la situation du
marché, afin de prendre de bonnes décisions. C’est pourquoi la DAPSA publie souvent des
statistiques qui sont bizarres a ces yeux et n’étant pas conformes à la réalité du terrain. Il cite par
exemple les statistiques publiés par ladite direction concernant la production d’oignons au Sénégal et
qui fait état que l’année dernière, elle était de 400 000 tonnes alors que la demande intérieure en
termes de consommation était de 300 000 tonnes, soit un surplus de 100 000 tonnes. Et pourtant
pour la même période, plus de 200 000 tonnes d’oignons ont été importés. Il ajoute : C’est dire que chaque année, de fausses statistiques sont publiées et par ricochet, l’ARM n’est pas bien renseigné pour pouvoir prendre des décisions idoines, autrement dit pouvoir déterminer exactement s’il faut a un temps ouvrir ou pas, au marché local, les produits importés. Au lieu de descendre sur le terrain, ils restent cloitrés dans les bureaux pour prendre des décisions erronées. Il faut absolument une synergie entre les trois acteurs pour pouvoir prendre des mesures pertinentes. Si cette situation perdure, ce sera la mort définitive de l’horticulture dans la zone des niayes. Et pourtant c’est la zone qui crée le plus d’emploi, et tous les jeunes qui s’y réveillent chaque matin peuvent travailler et gagner leur vie à la sueur de leur front dans les activités maraichères, la pèche, l’élevage. Mais tout cela risque de s’effondrer car l’état du Sénégal semble privilégier les intérêts des horticulteurs marocains » pour les producteurs de la zone des niayes, l’état devrait se prescrire de devoir de protéger ses propres agriculteurs, ne serait- ce que pour leur permettre de rembourser leur crédit contractés auprès des banques de-là place.  Et de ce point de vue, il doit aller dans le sens de mettre en terme aux importations entre les mois d’octobre et de juin, car à cette période, les producteurs locaux peuvent approvisionner correctement le marché.

Therese/econews