Tourisme/Grand Carnaval de Dakar : Interview exclusive avec les organisateurs

Bonjour, pourriez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Fatou Kasse-Sarr,  une spécialise de la communication ayant près de 20 années d ‘expériences en France. Je suis la CEO de Labell’Com , agence de communication 360°créée par trois femmes. C’est une agence citoyenne dédiée à l’Afrique, spécialisée en communication politique, publique et en marketing territorial.
Comment vous est venue  l’idée du carnaval ?
C’était il y a 2 ans alors que nous préparions le forum du département de Rufisque. En travaillant sur la partie marketing territorial de l’événement, il nous est venu l’idée de proposer une manifestation rassemblant toutes les cultures du Sénégal. Avec l’aide de Babacar Niang, notre Directeur Logistique qui s’est rendu plusieurs fois au carnaval du Rio, nous avons inventé, conçu et structuré notre idée pour qu’elle prenne vie sous la forme du Grand Carnaval de Dakar.
Quel sens désiriez-vous donner à cet événement?
Celui de la promotion de la destination #Sénégal. C’est la raison pour laquelle  cette 1ère édition a comme thématique « Territoires du Sénégal ». L’objectif est donc de valoriser la culture sénégalaise dans toute sa diversité à travers la présentation des quatorze régions de notre pays. C’est aussi transmettre notre particularisme, notre ADN en présentant au monde entier la mosaïque culturelle des peuples du Sénégal.  Le Grand Carnaval de Dakar c’est de la découverte, du partage ; c’est un voyage au cœur du Sénégal authentique. C’est la raison pour laquelle nous avons sollicité les griots du Sénégal à travers leur association, ainsi qu’un collectif de chefs cuisiniers.
Pour quel public ?
Les sénégalais en premier lieu mais aussi toute la communauté internationale. Depuis l’arrêt du rallye Paris-Dakar, le Sénégal manque d’un événement populaire ayant une lisibilité planétaire. En 2018, 1,5 millions de personnes ont visité notre pays, le souhait du gouvernement est d’atteindre 3 millions de touristes d’ici 2023. Le carnaval évènement culturel festif et populaire, devrait, avec la couverture médiatique prévue,  contribuer à atteindre cet objectif. Nos partenaires comme la plateforme Bonjour Sénégal vont proposer des séjours plus longs avec d’autres activités de découverte du Senegal.
Chacun peut consulter le programme sur le site officiel du Grand Carnaval, ce programme est-il arrêté ou sera-t-il évolutif ?
Sur le site vous trouverez les grandes lignes structurantes du programme, la parade, les différents concours, les activités du village, la grande dégustation mais au fil des mois viendra s’ajouter d’autres animations sur lesquelles nous travaillons actuellement.
Quels sont vos partenaires sur ce carnaval ?
Depuis juillet 2018 nous avons sollicité l’appui des ministères du tourisme, de la culture et des collectivités territoriales.  Ils ont donné leurs accords pour accompagner ce projet, sensibles  au contenu de la manifestation et à son  incidence sur l’économie grâce à son apport au tourisme. L’impact pourrait se ressentir à Dakar évidemment, lieu de la manifestation, mais aussi sur l’ensemble des territoires, puisqu’ils profiteront de ce rendez-vous pour montrer et promouvoir leurs sites touristiques et leurs particularités culturelles.
Nous avons également sollicité l’UCG pour nous aider à être exemplaires en matière de popreté et de collecte des déchets durant les 3 jours de la manifestation. Nous espérons sur ce point la participation des associations dakaroise.
Vous nous parlez de lisibilité internationale mais quels médias vont relayer cet événement ?
La presse écrite et télévisuelle sénégalaise évidemment nous accompagnent. Nous avons noué un partenariat avec TV5 Monde qui fut le premier media international à nous soutenir, qui diffusera un spot promotionnel sur leur antenne. L’agence de presse Reuters nous a aussi contacté car elle désire venir couvrir le carnaval, effectuer les captations des festivités  et élargir le spectre de diffusion. D’autres médias notamment anglosaxon nous ont sollicité. Cela promet donc une belle couverture aussi bien dans les pays francophones que dans les pays anglophones.
Vous venez d’annoncer le report du Carnaval pour début novembre, pourriez-vous nous en indiquer les raisons ?
Comme chacun le sait, une élection présidentielle vient de se tenir avec pour conséquence un nouveau gouvernement et de nouveaux ministres.
Si il existe une continuité des services de l’état,  il est important de travailler avec les nouveaux ministres en place et leurs cabinets. Les nouveaux ministres du tourisme, de la culture et des collectivités territoriales, comptent accompagner  le carnaval pour en faire un outil pour promotion de la destination Sénégal. Un travail commun entre notre agence et les cabinets doit donc se mettre en place, cela demande du temps.
Malgré les désagréments occasionnés, nous pensons en tant qu’organisateur et promoteur du carnaval,  que ce report sera bénéfique car cela sous entends une institutionnalisation du carnaval avec la garantie d’un événement annuel inscrit dans les agendas touristiques internationaux.
Vous nous donnez rendez-vous quand ?
Les 8, 9 & 10 novembre 2019 pour cet événement festif, populaire et emblématique qui deviendra le rendez-vous incontournable de l’Afrique de l’Ouest et montrera, si il est encore besoin, l’hospitalité du peuple du pays de la Teranga prêt à accueillir tous les amis du Sénégal d’où qu’ils viennent